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Alcool

Ensemble nous pouvons contribuer à la prévention et la réduction des risques :

Nous offrons une expertise et un soutien aux jeunes, aux parents et à votre implication.
Des interventions et du matériel d’information ou de réduction des risques sont à disposition.

Alcool et jeunesse

L’adolescent et le jeune adulte sont particulièrement vulnérables à l’alcool :

  • Les ados pèsent moins lourd que les adultes. L’alcool a donc plus d’effet, et le taux d’alcool dans le sang est plus grand.
  • Le foie n’est pas encore totalement développé. Les enzymes qui détruisent l’alcool sont moins nombreuses que chez les adultes.
  • Le cerveau est en plein développement jusqu’à 20 ans. Le cerveau de l’adolescent intègre plus vite et plus durablement que le plaisir est lié à une substance. Plus l’adolescent boit de l’alcool jeune et le fait régulièrement, plus il risque d’avoir un problème avec l’alcool ou d’autres consommations à l’âge adulte.
  • L’adolescent ne connaît pas bien ses limites. Les intoxications alcooliques sont plus dangereuses pour leur organisme.

L’adolescence, c’est l’âge où on a envie d’expérimenter de nouvelles choses. Or, l’alcool peut aider à prendre des risques et aussi à se mettre en danger : accidents, violences, relations sexuelles non protégées. Peut-être que l’ado se fait de fausses idées sur l’alcool (des mythes).
L’abus d’alcool peut diminuer les capacités d’apprentissage, la mémoire et la capacité à prendre des décisions.

Au point de vue psychologique, c’est difficile d’être un adolescent : nouveau corps, nouveaux défis, nouvelles pressions, nouveaux besoins. Les effets de l’alcool sont nouveaux aussi : d’abord l’excitation, puis un certain courage (désinhibition), enfin un grand calme ressenti. Ces effets de l’alcool peuvent être plus attirants que les choses difficiles que les ados doivent apprendre à cet âge : faire face aux autres, au stress et aux problèmes qu’ils rencontrent.

La consommation à moindre risque

En 2019, on définit une consommation à faible risque ainsi :

  • 2 verres / jour pour un homme
  • 1 verre / jour pour une femme
  • 1 à 2 jours sans alcool par semaine

  • Il faut retarder l’âge de l’entrée en consommation.
  • Ne pas dépasser cinq verres pour un homme et 4 pour une femme en une occasion
  • Boire moins quand on devient plus âgé(e).
  • Renoncer à l’alcool pendant le sport, quand on est enceinte, quand on prend des médicaments, quand on doit se concentrer et être disponible.

La consommation à risque

Votre consommation ou celle d’un proche vous inquiète ? Le site www.stop-alcool.ch offre un test d’auto-évaluation et diverses données dont voici quelques extraits.

La FEGPA/Carrefour addictionS répond à vos questions et peut vous recevoir (+41 22 329 11 69, info@fegpa.ch)

Une consommation à risque se définit de trois manières :

  • La consommation chronique à risque, qui correspond à 2 verres standards ou plus pour les femmes par jour, et 4 verres standards ou plus pour les hommes.
  • Une consommation épisodique à risque se caractérise par au minimum un épisode d’ivresse ponctuelle par mois, ce qui correspond à une consommation de 4 verres standards ou plus pour les femmes par occasion, et 5 verres standards ou plus pour les hommes par.
  • La consommation inadaptée à la situation se caractérise par une activité incompatible avec la consommation d’alcool, tels que par exemple la conduite en état d’ivresse, la consommation sur le lieu de travail ou dans le sport, mais également la consommation d’alcool pendant la grossesse ou lors de la prise de médicaments.

La consommation chronique présentant un risque est surtout fréquente chez les personnes de plus de 65 ans (6%). Durant la période allant de 1992 à 2007, elle a diminué chez les hommes (de 11% à 6%), puis elle est restée stable. Chez les femmes, la proportion se maintient à 5% depuis 1997, de sorte que les différences entre les sexes s’amenuisent pour ce type de consommation d’alcool.

Contrairement à la consommation chronique à risque, la consommation occasionnelle d’alcool à risque, ou l’«ivresse ponctuelle», touche en majorité les adolescents et les jeunes adultes. L’ivresse ponctuelle correspond à la consommation d’au moins quatre verres standards d’une boisson alcoolisée en une seule occasion pour les femmes ou cinq pour les hommes. 8% des hommes entre 15 et 24 ans s’enivrent au moins une fois par semaine et 22% une fois par mois, contre respectivement 4% et 15% des femmes du même âge.

Entre 2007 et 2017, la part des personnes présentant une consommation d’alcool à risque au moins une fois par mois a augmenté de 6% à 11% chez les femmes et de 16% à 21% chez les hommes. Cette hausse intervient dans presque toutes les classes d’âge, mais est particulièrement marquée chez les jeunes femmes (15 à 24 ans), où la part passe de 12% en 2007 à 24% en 2017.