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Que disent les médecins ?

Le plaisir de jouer se transforme petit à petit en besoin de jouer. Le besoin devient plus fort que la volonté d’arrêter, même si les conséquences sont toujours plus négatives. Le divertissement s’est transformé en jeu compulsif (ça veut dire qu’on ne peut plus s’arrêter), excessif ou pathologique (c’est devenu une maladie). Les personnes dépendantes au jeu n’ont plus qu’une idée en tête: récupérer ce qu’elles ont perdu, à tout prix ! Elles ne peuvent plus s’arrêter…

Jouer de manière excessive peut devenir une maladie. Les médecins spécialistes sont les seuls à pouvoir poser un diagnostic.

Les médecins se basent sur plusieurs critères pour dire que c’est une maladie :

Le jeu occupe vos pensées.

  • Vous vous demandez quand vous pourrez jouer cette semaine.
  • Vous êtes impatient de lire le pronostic hippique ou sportif.

Au fil du temps vous augmentez vos mises (une mise c’est l’argent qu’on met en jeu) ou vous jouez de plus en plus souvent

  • Vous jouez 5 CHF au lieu de 2 CHF à chaque fois.
  • Vous allez jouer toutes les pauses de midi.

Votre façon de voir le jeu change. Ce n’est plus « juste » une question de chance.

  • Vous avez compris le système et êtes sûr que vous allez gagner.
  • Vous êtes expert au poker et savez garder votre sang-froid.

Vous jouez pour ne plus penser à vos soucis familiaux, professionnels ou autre.

  • Devant la machine à sous, vous oubliez votre patron ou vos problèmes.
  • Vous allez jouer au bistrot pour ne pas rester seul à la maison.

Vous mentez à vos proches : ils ne savent pas que vous jouez ou combien d’argent vous mettez. Vous mentez pour obtenir de l’argent et/ou vous ne dites pas comment vous avez obtenu cet argent. Finalement, vous mentez à vous-même. Vous vous dites : ce n’est pas si grave.

  • Vous dites à votre épouse : « j’étais à une réunion », mais vous étiez au casino.
  • Vous inventez un accident de voiture. Comme ça, on vous prête de l’argent

Vous voulez récupérer l’argent que vous avez joué et perdu.

  • Vous retournez vite chez vous chercher 100 CHF pour regagner l’argent perdu.
  • Vous prévoyez de rembourser l’emprunt à votre beau-frère en grattant le bon billet.

Vous perdez le contrôle. Vous essayez de vous limiter ou d’arrêter et n’y arrivez pas.

  • Au réveil, vous réalisez que vous avez joué l’argent de votre loyer.
  • Vous venez de vous interdire de casino en Suisse. Mais vous vous retrouvez devant un casino français.

Jouer devient plus important que tout.

  • Vous arrivez chaque fois en retard au repas de famille car vous avez joué juste avant.
  • Au travail, vous avez « emprunté » dans la caisse pour jouer au blackjack.

Vous vous reconnaissez ? Vous reconnaissez un de vos proches ?

N’hésitez pas à demander de l’aide

Ces critères viennent du DSM-5. Il s’agit de la dernière et cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Américaine de Psychiatrie (février 2015).