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Philip Morris promeut l’IQOS de manière controversée

Tabac à chaufferL’IQOS peine à décoller en Suisse. Le cigarettier va offrir le kit de base lors d’une action ponctuelle. Réactions indignées.

Lancé en Suisse en 2015, le substitut de la cigarette IQOS (pour I Quit Ordinary Smoking, «J’arrête la cigarette ordinaire») représente 2,5% de parts de marché, soit quelque 50’000 convertis en novembre 2018. «Cela correspond aux attentes, explique le CEO de Philip Morris Suisse, Dominique Leroux. L’objectif est de 100’000 utilisateurs d’ici à la fin de 2019.» La part de marché est proche de celle réalisée dans l’Union européenne (2,1%), mais en dessous de celles réalisées au Japon (16,9% au premier trimestre), en Lituanie (11,9%), en Grèce (8,7%) ou en Corée du Sud (7,3%). Avec 4 milliards de dollars sur 29,7 milliards, la part des revenus nets de Philip Morris International obtenus grâce à l’IQOS est de 14%. En Suisse, les investissements sont importants: 30 millions de francs pour l’adaptation de deux chaînes de production de l’usine de Neuchâtel, qui ne fabriquent plus que des sticks de tabac, tandis que dix autres sont encore consacrées aux cigarettes. «Avec ce produit, nous brûlons les ponts derrière nous. Il n’y a pas de plan B, convient Dominique Leroux. C’est un vrai défi, en effet, mais nous sommes persuadés que c’est l’avenir.» lire la suite