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JUUL: FAUT-IL CRAINDRE LA NOUVELLE E-CIGARETTE?

Devenues de véritables objets high-tech, les cigarettes électroniques connaissent un engouement grandissant, en particulier chez les jeunes. Un succès alimenté par des campagnes marketing bien huilées, jouant parfois avec le flou juridique qui encadre leur vente. Qu’en est-il de notre santé?

On les appelle les «licornes». Ces jeunes entreprises à peine lancées et déjà valorisées à plusieurs milliards de dollars. JUUL est de celles-là. La classique success story de la start-up: née dans la Silicon Valley il y a à peine trois ans, elle vient de voir le cigarettier Altria (Marlboro) entrer dans son capital et pèse aujourd’hui 38 milliards de dollars. A l’origine de cet empire, une vapoteuse ultra-design, compacte (plus fine qu’un briquet), à l’esthétique élégante et colorée. Car c’est là toute la particularité du produit: alors qu’il est potentiellement toxique et addictif, une vraie recherche visuelle a été menée. JUUL tranche nettement avec la multitude d’e-cigarettes existant déjà sur le marché, en proposant non seulement une innovation technologique simplifiée (un système de «pods» jetables qui contiennent un mélange liquide de sels de nicotine, de glycérol et d’arôme) mais aussi un look totalement nouveau, des déclinaisons customisables et des parfums attrayants (fruits rouges, pêche, vanille, pomme, crème cacao…). Alors qu’elle vient de débarquer sur le marché suisse, où environ 1 adolescent sur 3 a déjà essayé ou utilise régulièrement une cigarette électronique, la JUUL promet de rencontrer un engouement similaire à celui outre-Atlantique où elle détient 72% des parts de marché du secteur. lire la suite