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Les suisses se voilent la face face à l’addiction au jeu

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L’apport économique des casinos et autres loteries occulte les incidences sociales du jeu excessif

Le parlement fédéral s’apprête à apporter la touche finale à une nouvelle loi sur les jeux d’argent. Les milieux de la prévention
auraient souhaité qu’elle entraîne la création d’une commission chargée d’étudier les questions liées aujeu excessif et l’introduction d’une taxe pour financer les mesures de prévention. Le Conseil des Etats a dit non et le National est bien parti pour le Suivre. La Suisse n’est donc pas près de donner les moyens d’analyser le phénomène de l’addiction au jeu ni d’y remédier. Or, les conséquences sociosanitaires dettes, conflits conjugaux, absentéisme, perte d’emploi, etc. de cette dépendance sont loin
d’être négligeables. Plusieurs études menées à l’étranger évaluent entre 1 et 2% la population de joueurs excessifs, générant
à elle seule 40% des recettes des jeux! Les opérateurs suisses de jeux d’argent jurent que ces données ne sont pas pertinentes
pour notre pays et qu’ils prennent leur responsabilité sociale au sérieux.