Vous êtes ici :

Le vapotage tient son salon en plein brouillard législatif

capture-decran-2016-09-15-a-10-48-34

Montreux accueille les Swiss Vaping Days. Les consommateurs profitent d’une loi floue

«La vente de liquide nicotiné pour la cigarette électronique est totalement illégale en Suisse, mais presque tous les commerces le font.» C’est signé Thierry Wyss, l’un des organisateurs des Swiss Vaping Days de Montreux, le premier consacré en Suisse à 1’e-cigarette. Si cela n’est pas un écran de fumée, cela y ressemble beaucoup. Pour répondre aux besoins des consommateurs, les magasins spécialisés contournent la loi en offrant la nicotine à leurs clients. Ils en rajoutent simplement de 0,3% à 2,5% dans les différents arômes liquides choisis par le consommateur. Pour le professeur Jacques Cornuz, directeur de la Policlinique médicale universitaire de Lausanne et responsable du programme national d’arrêt du tabagisme Vivre sans tabac: «C’est un secret de Polichinelle, il est fort probable que de nombreux fumeurs le savent! Et tant mieux.» Les vapoteurs refusent d’être assimilés à des fumeurs. Et, pour certains, vapotent également là où c’est interdit, puisque 1’e-cigarette n’est pas soumise aux législations des produits du tabac. Une nouvelle mouture de ce texte (LPTab) prévu pour 2018, incluant l’autorisation des liquides nicotinés, est en préparation à Berne. Un projet déjà mis en péril après le renvoi du texte par le Conseil des Etats, le 13 octobre dernier.