Vous êtes ici :

Connaître son ennemi

Capture d’écran 2016-05-09 à 10.35.39

Capture d’écran 2016-05-09 à 10.35.39La ville de Berne projette de vendre du cannabis en pharmacie dans l’idée de casser le marché noir et d’affaiblir les réseaux criminels. Mais de quel cannabis s’agit-il? Quelle est sa teneur en THC (la substance psycho-active du cannabis)? 3%, 5%, 10%? Si l’on choisit un titrage peu élevé, sachant que plus la teneur est élevée plus les conséquences physiques et psychiques sont problématiques, on va au-devant d’un autre problème. Comme les dealers ne sont pas des bienfaiteurs de l’humanité et que le trafic de stupéfiants est international, il serait naïf de croire qu’un marché noir ne se formerait pas pour vendre du cannabis plus concentré puisque la demande existe déjà. La politique de la drogue en Suisse repose sur quatre piliers dont le premier est la pré- vention. Mais quelles sommes alloue-t-on à des campagnes de prévention à grande échelle et sur le long terme pour informer sur les dangers du cannabis qui perturbe les fonctions cérébrales des jeunes – comme la mémoire à court terme -à un âge où ils sont en formation? Je me pose la question, car si la répression est un échec, la diffusion de la connaissance, elle, peut se révéler une protection beaucoup plus efficace. Dans les médias, j’entends parler de l’Uruguay, qui a légalisé, mais jamais de la Suède qui a misé sur la prévention et qui est le pays d’Europe qui a le plus faible taux de consommation de drogue en Europe. Marguerite Tissot, Carouge (GE)